« Passant, découvre-toi » Une semaine sur la Résistance : un nouveau projet au collège !

Du 3 au 7 avril 2023, toutes les classes de 3e du collège Aimé-Césaire ont participé à une semaine consacrée à la Résistance en France pendant la seconde guerre mondiale. Elles ont participé à différentes activités : sortie au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, visionnage de films sur la période, de documentaires… et toutes ont fait une promenade mémorielle dans les rues de Grenoble ainsi qu’une randonnée au Pas de l’Aiguille, un des nombreux lieux de mémoire de la Résistance dans le Vercors. Ces activités ont permis diverses créations : dépliants sur les lieux de mémoire de la Résistance à Grenoble, reportages audio-visuels sur le Pas de l’Aiguille, écriture de critiques de film, de lettres de résistants… Ce projet « Histoire et Montagne » sera reconduit l’année scolaire prochaine. Que les élèves qui n’ont pas l’habitude de marcher ne s’inquiètent pas, plusieurs élèves qui étaient inquiets avant la randonnée au Pas de l’Aiguille ont été fiers de l’avoir accomplie !

 

Quelques travaux d’élèves et quelques photos de la randonnée du 7 avril.

Et aussi quelques noms de code…. Pepito, Framboise, Martine, Ravioli, Clémentine, Aurore, Pervenche, Pelot, La Marmotte…

Lettres de résistants

Anouk – 3ième

 

Le 14 mars 1943

Grenoble

 

Mon cher papa, ma chère maman,

 

Il y a des choses qui ne peuvent se dire que par lettre, c’est pourquoi je vous écris celle-ci.

Par ces temps durs pour notre pays, j’ai pris une décision. J’ai aujourd’hui 21 ans et je vais m’engager dans la résistance.

Comprenez-moi, je ne peux plus supporter l’occupation des nazis, ainsi que leur violence perpétrée. De plus, depuis l’accession du Maréchal Pétain au pouvoir, la vie est devenue encore plus compliquée, et je ne puis me résigner à penser comme lui. J’ai maintenant l’âge pour le STO, on va m’obliger à partir, mais je refuse de travailler pour Hitler.

Trop d’amis, trop de proches sont morts, tués, assassinés par les nazis. Pensez à nos anciens voisins, juifs, Ariane qui s’est fait arrêter en janvier, et son frère David, qui est mort en voulant s’échapper.

Toutes ces raisons me poussent à partir. J’arriverai demain matin dans le maquis du Vercors, sous le nom de code Aurore qui symbolise, pour moi, un renouveau. Je pars à pied avec une amie. Je ne peux vous donner que son nom de code, Pervenche, de peur de la mettre en danger.

L’acte d’entrer dans la résistance signifie beaucoup pour moi. Je veux servir mon pays, rendre la liberté au peuple français et retrouver la paix et la république. Je veux aussi venger mes amis, Ariane, David, et tous les autres. Et puis surtout, je veux que vous soyez fiers de moi.

J’ai peur, bien sûr, mais la détermination et l’amour l’emportent. Nous gagnerons cette guerre.

 

Je serai résistante, et comme le dit la Complainte du Partisan :

« La liberté reviendra

On nous oubliera

Nous rentrerons dans l’ombre ».

 

Je vous aime,

Aurore

 

PS : Les consignes ont été claires, après la lecture de cette lettre, vous devez la brûler immédiatement.

 

 

Alexandra 3ième

 

Chère Maman,

Comment vas-tu ? Comment est ton état de santé ? J’espère que tu vas bien.

Je t’écris cette lettre car je veux te faire part de ma décision de rejoindre la Résistance. Dès le début de l’occupation, je n’étais pas d’accord avec la politique et les actions du Maréchal Pétain. L’autre raison est que je ne veux pas aller travailler au STO. Je veux que la France reste un pays libre dans lequel chacun puisse vivre sans exception. J’espère que tu comprendras ma décision.

Je vais rejoindre les maquis du Vercors. En travaillant ensemble, nous pouvons combattre les Allemands et redonner à la France sa gloire d’antan.

 

Je promets de revenir sain et sauf.

Au revoir, Maman.

« Ravioli »

Alma-Rose 3ième

 

Mes chers parents,

Après la capitulation française que je ne peux accepter, après l’appel du 18 juin du Général de Gaulle en réponse au discours de celui qu’on appelle encore le « Maréchal Pétain », en ce jour, le 22 Août 1940, j’ai décidé d’intégrer la résistance française. Je vais me rendre à Londres, mais je ne peux vous dire comment pour ma propre protection. Je m’en vais rejoindre le Général de Gaulle. Sachez que je résiste car je refuse la collaboration franco-allemande.

Celle-ci est contraire à mes valeurs et à celles de la France : Liberté-Egalité-Fraternité. Je souhaite venir en aide à toutes les populations qu’Hitler et son parti persécutent.

Je suis consciente du danger. N’ayez pas peur de ma mort, car si je décède, ce sera heureuse d’avoir effectué mon devoir de résistance, celui d’aider le Général à reprendre notre beau pays des mains des imposteurs qui la gouvernent.

 

À très vite, je l’espère

Votre fille, Alma-Rose (Martine)

 

Critiques du film « La Rafle »

 

 

Éléa 3ième

 

Critique du film « La Rafle », Rose Bosch, 2009

 

Le 16 juillet 1942, près de 12 mille personnes juives sont arrêtées à Paris durant ce qu’on appellera plus tard « la rafle du Vel’ d’Hiv ». Il n’existe qu’une seule photo de cet évènement.

Dans son film La Rafle, Rose Bosch a voulu mettre des images sur cette tragédie et dénoncer la complicité de l’État français dans cette arrestation.

L’histoire s’ouvre sur une journée normale de juin 1942, où on découvre les personnages principaux, notamment trois enfants, et le quotidien des Juifs durant l’occupation allemande. La rafle débute au quart du film, et les personnages principaux sont conduits au vélodrome d’hiver où les rejoint Annette, infirmière qui prendra une place centrale dans l’histoire par la suite. La seconde moitié du film est consacrée à la vie au Vel’ d’Hiv’ puis au camp de Beaune-La-Rolande jusqu’à la déportation finale.

J’ai beaucoup aimé ce film car j’ai trouvé les personnages très touchants et attachants et la manière dont leurs destins se croisent bien construite. On voit que même si certains collaborent et arrêtent les Juifs, d’autres au contraire les aident et sont solidaires, même à petite échelle. J’ai trouvé ce côté-là émouvant car cela montre que tout le monde n’était pas d’accord avec ce qui se passait et essayait de lutter.

Malgré le fait que ce soit une fiction, ce film permet de se documenter sur la rafle du Vel’ d’Hiv’, et cela d’une manière plus touchante : on se rend vraiment compte que cette histoire s’est passée et des personnes comme nous l’ont subie, parce qu’elles étaient juives.

Dans l’ensemble, ce film historique permet donc de comprendre l’implication de l’État français dans la rafle et d’apprendre tout en ressentant aussi des émotions qu’on n’aurait pas eues en regardant un documentaire.

 

Salimata 3ième

 

Critique du film « La Rafle », Rose Bosch, 2009

 

« La Rafle » est un très bon film pour dénoncer ce qui a été fait et mettre des images sur des évènements qui n’en avaient pas. Surtout sur les évènements du Vélodrome d’Hiver qui est très bien mis en scène dans le film. Une scène impressionnante, où l’on voit des milliers de Juifs remplissant le vélodrome, dont beaucoup de malades.

« La Rafle » est un film historique fondé sur des faits réels. Ce film porte sur la collaboration de l’État français et du Reich, l’antisémitisme, l’extermination des juifs et donc le génocide juif. Il porte également sur la résistance dans la France occupée.

J’ai aimé ce film car il est instructif. Il permet d’en apprendre plus, d’une manière plus attractive que des livres ou autres.

C’est un très bon film qui met en évidence la coopération entre Pétain et Hitler ainsi que la résistance des Français. Ce film vaut la peine d’être vu : on y découvre les atrocités faites aux juifs et leurs souffrances.

Publié le 14/06/2023
Modifié le 14/06/2023